Les appareils grand public lâchent deux fois plus vite que les appareils professionnels

Zellik, le 14 juillet 2016. Alors que la consumérisation resserre sa prise sur l'industrie informatique, les fabricants traditionnels de PC et laptops professionnels doivent désormais défendre leur parts de marché sur leur propre terrain. Les géants de la grande consommation comme Apple et Samsung prétendent que les travailleurs souhaitent avoir la même expérience utilisateur sur leurs appareils professionnels que sur leurs appareils domestiques. Cela conduit les décideurs en milieu professionnel à être déstabilisés par une démarcation de plus en plus floue entre appareils professionnels et grand public.

Depuis l'émergence de la tendance BYOD, la distinction entre appareil grand public et professionnel n’est plus du tout claire, estime Jan Kaempfer, General Manager Marketing chez Panasonic Computer Product Solutions. « Il n'y a pas si longtemps, on devinait facilement qu’un tel appareil était destiné au grand public, au divertissement et à l'usage personnel, comme lire ses courriels, surfer sur Internet, utiliser des applications Web ou visionner du contenu multimédia en streaming. Ils étaient raffinés, légers et élégants. Destinés à être utilisés dans un cadre professionnel, les appareils à usage professionnel avaient au contraire une apparence bien moins séduisante. Utilisés principalement dans des conditions difficiles, ils exigaient une conception plus durable et robuste, tout en alliant les fonctionnalités nécessaires pour équiper les gens de terrain et les techniciens de maintenance. Leur fonction première était de recueillir des données dans des circonstances où régnait une grande probabilité de dommages et de chutes, notamment dans les entrepôts, sur les chantiers de construction, les plates-formes pétrolières, etc. Pour cette raison, ils devaient résister à la poussière et la saleté, et fonctionner dans toutes les conditions météo. Privilégiant l'aspect fonctionnel, ils n'étaient ni raffinés, ni légers, ni particulièrement élégants. »

La consumérisation de l'informatique a engendré un changement radical et conduit à une demande grandissante envers les appareils grand public, qui devaient être solides et fonctionnels. Nous exigeons des appareils toujours plus fins, plus légers et plus rapides, avec le plus de fonctionalités possibles et un assortiment d’applications permettant de tout faire, de l’organisation de nos vacances à la gestion de notre compte en banque.

D’un point de vue professionnel, il fallait remplir certaines exigences, les appareils devant aussi embarquer des ports multiples, avoir une grande autonomie, pouvoir être transportés facilement et fonctionner de manière optimale quel que soit l’environnement.

C’est en prenant ces considérations en compte que Jan Kaempfer établit la liste des points auxquels il faut faire attention lors de l’achat de nouveau matériel.

Taux de panne des appareils grand public

Un appareil mobile grand public n'est tout simplement pas conçu pour durer aussi longtemps qu'un appareil durci professionnel. D'après un rapport de VDC Research datant de 2013, les appareils non-durcis ont deux fois plus de chances supplémentaires de tomber en panne que les appareils durcis*. Le cycle de vie d'un appareil grand public se compte en mois, tandis que la durée de vie d'un appareil durci se mesure en années. Même sur une période de cinq ans, le coût total de possession d'un appareil grand public reste 50 % plus élevé que celui d'un appareil durci/professionnel, et de nombreux utilisateurs remplacent leurs appareils grand public deux ou trois fois sur cette période, déboursant bien plus d'argent que ce qu'ils avaient prévu initialement*.

L'étude VDC Research a également montré qu'une panne moyenne engendre un temps d'immobilisation du travailleur d'environ 80 minutes*. Il ne s'agit donc pas uniquement de prendre en compte les coûts de remplacement et de réparation, mais également les heures de travail perdues. En utilisant un appareil durci professionnel, qui minimise le temps d'immobilisation, vous augmentez la productivité et favorisez la rapidité de vos employés, qui sont dès lors plus efficaces dans leur travail.

Sécurité

Si les appareils grand public sont équipés de systèmes de sécurité intégrés, ceux-ci ne sont pas aussi élevés que ceux des appareils professionnels. Avec l'arrivée du BYOD, les entreprises exposent leurs réseaux à toutes sortes de risques. Accéder à vos données professionnelles au moyen d'un appareil grand public peut compromettre le réseau de l’entreprise. Un appareil durci est destiné à un usage professionnel et inclut des fonctions de sécurité obéissant à de strictes directives de conformité et empêchant les appareils d'être compromis.

Le sécurité reste une priorité grandissante pour la plupart des entreprises, surtout si elles traitent des données sensibles. En utilisant des appareils qui satisfont à des procédures strictes du respect de la législation, les entreprises sont assurées que leurs systèmes sont bien protégés cotnre le piratage. 

Aspect pratique

Auparavant, les appareils grand public surpassaient les appareils durcis du point de vue de l'aspect pratique et esthétique. À côté de l'élégance, de l'écran tactile et du vaste choix d'applications de l'appareil grand public, le modèle durci semblait lent et dépassé. « Ce n'est plus le cas, affirme Jan Kaempfer. Aujourd'hui, beaucoup d'appareils durcis ont le même aspect consumérisé qu'un smartphone ou une tablette. Placez-les à côté d'un appareil grand public et vous trouverez bien plus de similitudes. La plupart des appareils durcis sont à présent compatibles avec Android ou Windows, simplifiant le transfert de données entre systèmes d'exploitation. »

Les derniers appareils domestiques sont ultra-fins, ont abandonné les ports VGA et réduisent le nombre de ports USB pour favoriser le design au détriment de l'aspect fonctionnel. Les entreprises ont toutefois toujours besoin de ces ports, essentiels aux travailleurs mobiles. Les appareils durcis ont été conçus pour protéger les composants principaux tels que l’écran, le disque dur et le clavier pour permettre aux travailleurs de rester nomades et actifs, sans se soucier des dommages et pannes que pourrait subir leur appareil.

Conclusion

Les entreprises ne doivent pas étre induites en erreur par la poudre au yeux émise par les nouveaux appareils de consommation, car elles pourraient amèrement constater qu’acheter moins cher leur revient plus cher en bout de compte, lorsqu’elles sont obligées de remplacer leurs appareils chaque année.

Sources *Avril 2013 (David Krebs) - Mobile Device TCO Models for Line of Business Solutions